Lodévois-Larzac : deux agriculteurs s’engagent dans l’univers du CBD

Dans l’ombre des montagnes du Lodévois et du Larzac, deux jeunes agriculteurs, Maxence Bruno et Thomas Lengagne, ont choisi de redonner vie à des terres oubliées en misant sur la culture du chanvre CBD. Ce projet atypique, qui mêle agriculture durable et innovation, s’inscrit dans un terroir marqué par une histoire agricole abandonnée depuis longtemps. Pourtant, alors que leur exploitation se développe, ces paysans du CBD font face à de nouvelles menaces législatives qui pourraient bouleverser leur activité.

Lodévois CBD : faire renaître des terres oubliées avec le chanvre

Depuis trois ans, Maxence et Thomas investissent les 10 hectares qu’ils ont acquis dans le Lodévois-Larzac, transformant une forêt en une ferme florissante. Appelé à devenir un exemple de nature & chanvre Lodévois, leur terrain, initialement couvert de broussailles, a été méthodiquement débroussaillé et aménagé pour accueillir des cultures principales de chanvre riche en CBD, mais dépourvu de THC, la molécule psychotrope interdite.

Ils ont réussi à dégager plusieurs parcelles où le chanvre atteint parfois plus de trois mètres de hauteur, incarnant les promesses du terroir vert CBD. Après une récolte récente entre fin septembre et mi-octobre, les branches sont suspendues dans un local de séchage, une étape clé avant la transformation en huile, tisanes et fleurs, commercialisées sous la marque CBD du Midi.

Montagnes de CBD : un duo fermier CBD à la conquête d’un marché exigeant

Ces deux agriculteurs ne se contentent pas de cultiver; ils innovent aussi dans l’aménagement de leur exploitation. Face à la rareté de l’eau, ils ont investi dans la construction d’un réseau de réserves pluviales, espérant atteindre une autonomie hydrique grâce à la récupération des eaux d’hiver, essentielle lors des étés arides. Ce combat pour l’équilibre naturel est au cœur de leur démarche paysanne, incarnée par leur slogan CBD paysan Hérault.

Au-delà du chanvre, le duo multiplie les productions : maraîchage, élevage de canards et culture d’oliviers, ces derniers contribuant à la moitié de leur chiffre d’affaires grâce à la production d’huile d’olive locale, une illustration du savoir-faire agricole vibrant dans la vallée d’en face.

Le Chanvrier du Larzac face à un avenir incertain

Malgré ces succès, Maxence et Thomas restent prudents. Le projet de loi de finance 2026, qui pourrait limiter la vente de CBD aux seuls bureaux de tabac et imposer une taxe d’assise de 27 %, menace leur modèle économique en circuit court et vente directe. Cette législation, si elle se confirme, pourrait réduire à néant les efforts de ces jeunes paysans du chanvre et déclencher une véritable crise dans la filière du CBD.

Thomas souligne l’inquiétude via cette mesure restrictive dans un marché déjà saturé : « Sans la possibilité de vendre librement notre production, notre activité est vouée à disparaître ». Plus largement, cette tension législative reflète les controverses actuelles autour du CBD en France, comme le montrent les défis face à la réglementation complexe et les risques liés à la qualité des produits commercialisés, notamment les problèmes de falsification et d’intoxications signalées.

L’engagement durable d’un terroir vert : entre tradition et innovation

Sur les terres du Lodévois-Larzac, Maxence et Thomas incarnent la volonté d’une agriculture responsable, mêlant respect des sols et autonomie alimentaire. Leur démarche répond à un équilibre fragile dans lequel chaque élément a sa place : cultures maraîchères variées, dont l’ail, les choux, les piments et les tomates, élevage de canards, et exploitation oléicole.

Cette approche durable, qui résonne avec l’identité de Nature & Chanvre Lodévois, leur permet non seulement de vivre de leur production, mais aussi d’engager des échanges locaux essentiels à la valorisation du territoire. Par ce modèle alternatif, ils illustrent aussi la dynamique positive qui anime la filière CBD Occitan, encore fragile mais pleine de promesses.

Les réalités du terrain : un combat quotidien pour les paysans du CBD

La transformation d’une forêt en terres agricoles demande un travail colossal. Maxence évoque l’investissement humain et financier, estimé à près de 15 000 euros, pour aménager chemins, parcelles, clôtures et pour protéger les cultures des sangliers. Face à ces contraintes, ils bénéficient d’un accueil plutôt chaleureux des anciens du terroir, qui voient d’un bon œil le retour d’une agriculture adaptée aux particularités du sol et du climat local.

Cette insertion dans le paysage économique et social montre qu’un nouveau chapitre s’écrit dans les montagnes de CBD, malgré les vents contraires.

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