Le 18 janvier 2024, au cœur de Nimy, un drame d’une violence inouïe s’est joué dans un appartement de la rue des Viaducs, bouleversant durablement cette paisible commune. Ce soir-là, une dispute entre deux amis a dégénéré en un acte tragique, laissé sous le choc aussi bien les témoins présents que la communauté locale.
Nimy : Le Mongol poignarde son ami Bruno lors d’une soirée qui vire au drame
Dans un modeste immeuble du 259 de la rue des Viaducs, Uuyarbayar Borkhuu, un ressortissant mongol établi en Belgique depuis 2000, partageait une soirée avec son ami Bruno Toffanin. Dès l’après-midi, François, un voisin, les avait aperçus ensemble, complices mais déjà sous l’emprise de l’alcool. La tension grimpa rapidement lorsque la consommation d’alcool s’intensifia, notamment après qu’Uuyarbayar revint avec de la vodka et de la bière malgré les mises en garde de ses compagnons. Un échange tendu suivit, culminant dans une altercation violente.
Une dispute dégénère en violence extrême
Les conversations initiales, centrées sur des propositions d’Uuyarbayar à Bruno pour lui présenter des femmes mongoles, s’envenimèrent rapidement après le refus catégorique de Bruno. Ce rejet alluma les braises d’une bagarre, où, d’après François, Bruno prit d’abord le dessus. Pourtant, le chaos s’aggrava quand François quitta brièvement la pièce pour consommer du CBD – ce qui, selon son témoignage, le prépara indirectement à appeler les secours ensuite. À son retour, il trouva Uuyarbayar agressant Bruno violemment, avant que l’irréparable ne soit commis : plusieurs coups de poignard portés en quelques secondes seulement.
Après le meurtre : Uuyarbayar s’adresse en direct à ses compatriotes
Peu après l’attaque, l’atmosphère bascula dans l’horreur. Uuyarbayar, conscient de l’acte qu’il venait de commettre, a enregistré lui-même un message adressé à ses compatriotes, dans lequel il annonçait avoir tué son ami. Cette vidéo glaçante figure parmi les preuves majeures recueillies par les enquêteurs. Les secours, alertés à 0h45, arrivèrent rapidement, mais ils ne purent que constater le décès de Bruno, qui gisait au sol, ensanglanté.
Une enquête minutieuse appuyée par des images déterminantes
Les autorités découvrirent un couteau de 25 centimètres, apparemment nettoyé, ainsi que des traces de sang dilué à l’évier, ce qui laissait entrevoir un effort pour camoufler la scène. Une raquette de tennis brisée fut également retrouvée, instrument utilisé par François pour tenter de désarmer Uuyarbayar. Ces éléments, combinés aux images filmées par une caméra privée, ont permis de retracer précisément les événements, notamment les menaces proférées par Uuyarbayar et les coups portés à Bruno en l’espace de sept secondes.
Le procès d’Uuyarbayar Borkhuu : une affaire de violence et d’identité
Privé de liberté et placé sous mandat d’arrêt, Uuyarbayar Borkhuu fait face à des chefs d’accusation lourds. Son casier judiciaire, chargé de multiples condamnations pour violences, complexifie l’affaire, d’autant plus qu’un doute demeure sur la véracité de son identité. Après plus de deux ans d’instruction, le procès se tiendra devant la cour d’assises du Hainaut. Le tirage au sort des jurés, qui se déroulera à Mons, ouvrira cette phase judiciaire cruciale.
Ce drame en direct à Nimy interpelle la société sur les mécanismes à l’œuvre dans les violences entre proches, mais aussi sur les difficultés d’intégration et de gestion des conflits interculturels. L’affaire rappelle que parfois, le combat familial peut tourner au désastre, comme dans d’autres situations de violence rapportées récemment et détaillées dans cette enquête sur les drames familiaux.