Après sept mois de fermeture, le tabac de l’avenue Saint-Exupéry, à Toulouse, a retrouvé ses habitués. Depuis mai, Olivier Bonzon, ancien primeur de 53 ans et fils de buraliste, tient seul ce commerce de proximité, ouvert sept jours sur sept. Il mise sur une offre élargie pour renouer avec la clientèle locale et donner un nouvel élan à la vie du quartier.
À Toulouse, une reprise d’activité après sept mois de fermeture
Pour Olivier Bonzon, cette installation marque une reconversion. Son expérience familiale du métier de buraliste l’a aidé à prendre ses repères, mais relancer un établissement resté fermé plusieurs mois demande aussi de se faire connaître à nouveau et de reconstruire des habitudes.
Les habitants retrouvent peu à peu un lieu familier, où se croisent clients réguliers et passants. « Je sens que mon commerce reprend des couleurs », observe le gérant indépendant, qui voit dans les échanges du quotidien une part essentielle de son travail.
Une offre élargie pour renforcer le dynamisme commercial
Au-delà de la vente de tabac, le magasin propose une cave à cigares, les paris PMU et les jeux de La Française des Jeux. Un photomaton agréé pour les photos d’identité — passeport, carte nationale d’identité, visa et permis avec e-photo — ainsi qu’une photocopieuse répondent aussi à des besoins pratiques du voisinage.
Des services du quotidien et des produits variés
Une cave à vins, des boissons, des glaces, des jouets, de petits articles électroniques, des cartes postales et des cigarettes électroniques complètent les rayons. Le commerce vend également du CBD présenté comme légal, un choix qui s’inscrit dans la diversification observée chez certains buralistes ; d’autres exemples de tabacs qui élargissent leur offre illustrent cette évolution.
La présence d’un point de vente de La Dépêche et du Midi Olympique permet aux lecteurs d’acheter leurs journaux près de chez eux. Olivier Bonzon aimerait proposer davantage de périodiques, mais reconnaît que la gestion d’établissement, assurée seul, limite le temps disponible pour développer chaque activité.
L’ouverture sept jours sur sept, un engagement exigeant
Assurer l’ouverture sept jours sur sept permet aux habitants de compter sur un point de vente accessible tout au long de la semaine. Ce rythme représente toutefois un engagement important pour un commerçant seul aux commandes : accueillir les clients, tenir les différents services et gérer les approvisionnements laisse peu de place aux pauses.
Cette reprise relève aussi de l’entrepreneuriat : il faut faire vivre une activité, ajuster les services aux attentes du quartier et préserver un équilibre dans la durée. À Toulouse, la réouverture du tabac participe ainsi à la revitalisation de l’avenue, tandis que les commerces de proximité contribuent à maintenir une présence et des échanges dans l’espace local.
Pour l’instant, Olivier Bonzon avance à son rythme et mesure encore les effets de cette reprise. Mais entre les services pratiques, la presse et les retrouvailles avec les habitués, son établissement retrouve une place dans le quotidien du quartier : c’est là que se dessine son dynamisme commercial.