Plus de 6 kg de produits au CBD ont été reconnus non conformes après des contrôles menés dans trois magasins d’Orléans et de Gien. Huit références ont aussi été jugées dangereuses pour la santé humaine : leurs gérants doivent les détruire et rappeler les produits concernés.
Contrôles sanitaires dans trois magasins de CBD à Orléans et Gien
Les mardi 13 et mercredi 14 octobre 2026, la Direction départementale de la protection des populations du Loiret a inspecté trois commerces vendant du CBD. Cette opération, organisée dans le cadre des actions du Comité départemental anti-fraude, ciblait notamment les denrées alimentaires : huiles, gélules, bonbons, gâteaux et sirops.
Pour une personne qui achète un bonbon au cannabidiol comme un produit anodin, l’étiquette peut donner une impression trompeuse de sécurité. Or, l’appellation CBD ne suffit pas à garantir la conformité d’un aliment ni son innocuité, un enjeu qui concerne directement la santé publique et la sécurité des consommateurs.
Pourquoi les aliments contenant du cannabidiol sont concernés
Le bilan fait état de 24 références non conformes, dont huit considérées comme dangereuses pour la santé humaine. Selon les autorités, la réglementation européenne sur les nouveaux aliments, le règlement (UE) n° 2015/2283, prévoit une évaluation préalable de l’innocuité avant la mise sur le marché des produits alimentaires contenant du CBD.
Cette exigence s’applique à des produits variés, des compléments aux confiseries. Pour comprendre les enjeux liés à la vente de ces denrées, les lecteurs peuvent consulter ce point sur les règles entourant le CBD alimentaire ainsi que cet article consacré aux risques d’intoxication associés à certains produits contaminés.
Plus de 6 kg à détruire et des rappels de produits dangereux
À l’issue des inspections, plus de 6 kg de marchandises doivent être détruits par les commerçants concernés. Les références présentant un danger doivent également faire l’objet d’un rappel, tandis que des enquêtes judiciaires ont été engagées pour mise en vente de produits alimentaires interdits.
La saisie et le retrait des références concernées visent à éviter qu’elles restent accessibles aux clients. Pour les consommateurs, la prudence consiste à vérifier la nature du produit et son statut réglementaire plutôt qu’à se fier uniquement à la mention CBD ; les produits illégaux ou non conformes peuvent exposer à des risques sanitaires.