Après avoir bu huit bières avec des amis, un homme de 38 ans a pris le volant sans permis et percuté un gendarme lors d’un contrôle près de Plomelin, dans le Finistère. Jugé à Quimper le 9 octobre 2026, il a été condamné à quatorze mois de prison, dont deux mois liés à la révocation d’un sursis.
Huit bières avant de prendre la route : le contrôle tourne à l’accident
Le 5 octobre, l’homme passe l’après-midi avec des amis et boit huit bières. Il décide ensuite de rejoindre Quimper pour acheter du CBD, qu’il dit utiliser pour apaiser son hyperactivité. Sur la transbigbigoudène, sa conduite inquiète plusieurs automobilistes, qui alertent la gendarmerie.
Les militaires le retrouvent à hauteur de Plomelin. D’abord à l’arrêt, il refuse ensuite de couper le contact et de remettre ses clés. Lorsqu’il enclenche la première vitesse, sa voiture percute un gendarme à la jambe droite ; un autre militaire intervient pour immobiliser le véhicule.
Alcool au volant et conduite en état d’ivresse
Le conducteur n’avait plus de permis et présentait un taux d’alcoolémie de 0,96 mg par litre d’air expiré. Ce contrôle a ainsi révélé plusieurs infractions, tandis que le gendarme percuté a raconté s’être senti en danger et avoir ensuite eu des difficultés à trouver le sommeil.
Pour le prévenu, l’achat de CBD faisait partie du trajet, mais ne change rien au risque créé par l’alcool au volant. Les règles concernant les produits à base de cannabidiol et la conduite sont détaillées dans cet article sur le CBD et la loi au volant : dans tous les cas, prendre le volant après avoir bu expose les autres usagers à un danger immédiat.
Au tribunal de Quimper, des regrets et une peine ferme
En larmes à l’audience, l’homme reconnaît les faits et dit vouloir se faire aider par un sevrage et un traitement. Il explique qu’il n’avait pas bu depuis janvier et qu’il a rechuté la semaine précédant son interpellation, après avoir perdu son emploi de carreleur, perte qu’il relie à la suspension de son permis.
Il affirme respecter les gendarmes, mais reconnaît que l’alcool change son comportement et dit avoir honte. Déjà suivi par un addictologue, il exprime une volonté de s’en sortir ; son avocate évoque aussi son souhait de retrouver du travail, après des emplois de plongeur et de commis de cuisine au Guilvinec pendant l’été.
Une condamnation qui souligne la responsabilité pénale
Le tribunal prononce douze mois de prison ferme, auxquels s’ajoutent deux mois en raison d’un sursis antérieur. Le conducteur a également interdiction de conduire tout véhicule terrestre à moteur pendant un an, puis devra utiliser un véhicule équipé d’un éthylotest antidémarrage pendant un an ; sa voiture est confisquée.
La demande d’expertise psychiatrique présentée par la défense est rejetée. Dans ce dossier de délit routier, la sanction rappelle que les regrets et la prise de conscience comptent dans le parcours du prévenu, sans effacer les conséquences de la conduite en état d’ivresse sur la sécurité routière.
Les audiences liées à l’alcool et aux stupéfiants montrent souvent comment une décision prise en quelques minutes peut bouleverser plusieurs vies. Un autre dossier consacré à un conducteur imprudent mêlant CBD et alcool illustre également les risques associés à la conduite après consommation.